Le 17 avril dernier, l’édition 2015 du FailCamp rassemblait des conférenciers ravis de témoigner de leurs échecs. En effet, dans le milieu de l’entrepreneuriat, le risque d’échec est souvent grand. Heureusement, il est possible de tirer du positif de ces erreurs. Nous vous présentons trois entrepreneurs qui sont su apprendre de leurs erreurs.

Sebastien Provencher : écouter son instinct

Spécialiste en gestion de produit internet et en développement des affaires, Sebastien Provencher a récemment participé à la fondation de Folders, une entreprise aidant les PMEs à trouver les bons outils de gestion de données d’entreprise. Parmi ses nombreuses réalisations, il a été co-fondateur et vice-président gestion de produits et développement des affaires de Praized Media. Fondée en 2006, cette entreprise en démarrage souhaitait faire connaître des entreprises locales par le bouche-à-oreille des médias sociaux. Une de ses applications, « Praise ‘n Raize », connaissait un succès viral sur Facebook.

Au moment de la crise financière de septembre 2008, l’entreprise a préféré devenir un fournisseur de plateformes sociales plutôt que de développer leur application. Sur le blogue de FonderFuel, M. Provencher revient sur cette expérience :

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« Nous avons finalement fait signer quelques contrats, mais, en réalité, nous aurions dû suivre notre vision originale et porté attention à notre application Facebook. En la rendant mobile (comme nous avions l’intention de le faire), nous aurions pu devenir Foursquare avant Foursquare. » (Traduction libre)

Kim Auclair : penser à l’intérêt de son entreprise

Depuis la fondation de MacQuébec en 2005, Kim Auclair est devenue une experte en gestion de communauté Web. En plus de cette implication, elle est également présidente de Niviti, une entreprise qui se consacre à l’animation de communautés Web. Elle intervient sur les médias sociaux à de nombreuses reprises, surtout en ce qui concerne les communautés web, l’entrepreneuriat et le mentorat. Or, il arrive un temps où il faut garder ses énergies.

« Une des erreurs que j’ai faites en tant qu’entrepreneure est de vouloir m’impliquer partout à la fois, explique Mme Auclair. J’ai compris rapidement que, pour faire grandir mon entreprise, il fallait se concentrer sur le développement de celle-ci. J’ai donc éliminé toutes mes implications bénévoles et gardé celles qui apportaient réellement quelque chose à mon entreprise. »

Guillaume Boucher-Vidal : exiger un bon rendement

Nine Dots, un studio spécialisé dans le développement de jeux vidéo, semblait avoir le vent dans les voiles lorsqu’il a conclu une entente avec une multinationale japonaise. Selon Guillaume Boucher-Vidal, président et concepteur de jeu du studio, ce partenariat, qui devait assurer la distribution du jeu vidéo, semblait une bonne entente en format papier. En réalité, la multinationale n’a pas su livrer la marchandise.

« Ce que je constatais comme mon erreur, c’était simplement de considérer qu’une compagnie plus grosse avait un degré d’expertise relatif à sa grosseur alors qu’en fait, c’était juste qu’elle roule sur un momentum qui dure depuis des décennies »

En termes de leçons, le président de Nine Dots croit maintenant qu’il faut considérer l’apport d’une compagnie partenaire comme un supplément, et non comme un remplacement. Il recommande également l’apport d’une clause de performance dans le contrat, avec des objectifs à atteindre qui sont tangibles et mesurables. Par exemple, pour la mise en marché d’un jeu vidéo, au moment de sa sortie, exiger au moins trois parutions dans des sites Internet reconnus comme des sources crédibles dans leur domaine.

Même si cela peut porter un dur coup à votre entreprise, n’oubliez jamais qu’une erreur n’est pas la fin du monde et qu’il est possible de s’en sortir. Et vous, quelles leçons avez-vous tirées de vos erreurs?

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Christine Hébert
Curieuse, je m'intéresse à plusieurs sujets, que ce soit l'actualité, l'histoire ou la culture populaire. Mon amour pour la série télévisée « Dans une galaxie près de chez vous » m'a inspiré pour mon mémoire de maîtrise. Ce dernier, qui devint par la suite mon premier livre, vulgarise les Duggies, le nom donné aux fans de cette série. Depuis, je m'intéresse aux études de fans en rédigeant des articles pour mon blogue « Nous sommes fans ».