Des vrais malades!

On connait la sauce, le travail autonome comporte ses mégazavantages et ses supradéfis. On aborde souvent ce sujet de manière contextuelle, comme le témoigne cet article du Journal Métro sur le Petit manuel du travailleur autonome.

Nous sommes près de 600 000 travailleurs autonomes au Québec. 600 000 super-héros relevant à la fois les défis d’un gestionnaire, d’un employé, d’un parent et d’un ami (si y’est fin).

Aujourd’hui, j’aimerais libérer un tabou avec vous. Un tabou qui me tient à cœur d’exposer, car j’en vis les enjeux depuis toujours et surtout depuis mon arrivée sur le marché du travail. Vivant depuis toujours avec un trouble anxieux généralisé (habilement décrit dans cet article par le Dr Gilbert Riquier), je vous partage en quoi mon ptit plus fait de moi une meilleure gestionnaire!

Offrez vos services en ligne gratuitement

Offrez vos services en ligne sur la première place d'affaires web dédiée uniquement au Québécois. Augmentez votre visibilité auprès de clients potentiels dès maintenant. Créez votre profil

Commençons avec une donnée de base : au cours de sa vie, 1 Canadien sur 5 souffrira d’une maladie mentale. Donc, si je me fie à mon gros orteil (il m’a montré bien des limites que mon petit doigt n’avait pas vu venir), certains d’entre nous n’ont peut-être pas choisi ce mode vie pour ses raisons les plus glorieuses.

À votre avis, sur ces 600 000 superhéros indépendants, combien vivent avec la dépression saisonnière, l’anxiété généralisée, la dépression, un trouble bipolaire ou une phobie sociale? Combien sont devenus travailleurs autonomes pour cause de« no fit no go » dans un milieu professionnel classique?

« Des malades, il y en a partout! »

Oui, justement. Il y en a donc qui travaillent à la maison. Qui ont un giga-talent, qui sont créatifs, patients, à l’écoute, responsables, organisés et motivés. Plusieurs vous le diront, le travailleur indépendant vit continuellement sur une mince ligne à trancher entre sa vie personnelle et professionnelle et il doit trouver des moyens de briser l’isolement, ennemi juré de la maladie mentale.

« De quessé, une meilleure gestionnaire? Un problème, c’tun problème! »

Ah, mais voilà la nuance. Allons à la source, le mot « problème » est emprunté au latin problema (« problème, question à résoudre ») Source : Wiktionnaire. Dans ce cas-ci, le meilleur moyen de ‘’résoudre’’ la question est d’apprendre à se connaître, en faire son allié et de toujours vouloir s’améliorer.

Un miroir qui parle

Lorsque l’on travaille seul, nous ne sommes pas vraiment seul. Je ne parle ni de votre chat Roméo, ni de vos interactions en ligne, ni des petites voix. Je parle de vous-même. Et lorsqu’on vit avec un trouble anxieux, le fameux petit hamster est comme votre voisin obsédé par son demi-marathon. Cependant, le jour où l’on décide d’être honnête avec nous-même, c’est le jour où toutes nos décisions tiennent compte des réelles dimensions du problème. On ne peut qu’y trouver de réelles solutions.

Ennemi ou allié?

Dans la vie, lorsqu’on dit qu’on a toujours le choix, c’est que même dans le cas où l’on perd l’usage des jambes, l’on a encore le choix de développer de nouvelles habiletés. C’est la même chose lorsqu’on apprend qu’on vit avec un handicap social. Personnellement, depuis que j’ai décidé que je n’étais plus victime de mon p’tit amour d’anxiété, j’ai été surprise de trouver plusieurs avantages. Mon anxiété est mon alliée. Je connais maintenant mes limites, je sais rythmer mes tâches et mes priorités. J’apprends à développer mon intelligence émotionnelle, une des plus grandes qualités requises pour un gestionnaire. Tout est une question de perception!

Stagner n’est plus une option

Aspirer à rendre ses forces optimales et à transformer ses faiblesses en défis devient une belle opportunité de grandir. Lorsque l’on souffre de trouble anxieux par exemple, il faut recréer les chemins de rationalisation dans notre cerveau. Pour ça, nous allons en psychothérapie. Cela signifie que nous développons nos propres outils de réflexion. Aussi, à force de clarifier notre raison d’être, on développe notre soif d’être maître de nos choix, de nos pensées. Au fil du temps, on sait que nous possédons la réponse à toute forme de défi reliée à notre condition. En milieu professionnel, cela nous apprend à apprécier les défis!

Je pourrais vous raconter maintes situations où j’ai pu rapidement agir sans inquiétude grâce aux outils internes que j’ai développés grâce à mon anxiété généralisée, mais je vous renvoie plutôt la balle. Plutôt que de ‘’souffrir’’ d’une maladie mentale, décidez donc d’explorer cette dimension de vous. Vous verrez que votre filet n’est pas si fragile!

Participez à la discussion

PARTAGER
Les opinions exprimées par les collaborateurs du blogue sont celles de leur auteur et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de PIGE.quebec.
Marie-Eve Bélanger

Créatrice dévouée au bien-être visuel de vos consommateurs afin de les inciter à câliner votre marque.