Le sociofinancement, ou crowdfunding, a fait du chemin depuis 1997. En effet, c’est par une campagne de financement en ligne que le groupe britannique Marillion a recueilli plus de 60 000 $US en dons de la part de ses fans pour effectuer une tournée aux États-Unis. Depuis, plusieurs projets ont débuté par la générosité d’internautes. Or, que faut-il faire pour arriver à atteindre son objectif? Nous avons interrogé cinq entrepreneurs qui ont obtenu du succès dans leurs projets respectifs.

1. Christophe Navel, de Véli Coursiers

Site de sociofinancement utilisé : La Ruche
Montant recueilli : 5400 $ sur 5000 $

Véli Coursiers effectue des services de livraison en zone urbaine de Québec en ayant recours à des véhicules non polluants. Avant sa campagne de sociofinancement, l’entreprise utilisait des vélos et des vélos-cargos électriques. Elle souhaitait maintenant élargir son offre de service en se procurant une voiture électrique à 100 %. « On est parti du principe que les gens n’allaient pas être intéressés à acheter des livraisons, explique M. Navel. On trouvait que ce n’était pas très glamour que les gens achètent cinq livraisons pour 50 $, par exemple. » Puisque Véli Coursiers encourageait l’économie locale, l’entreprise a contacté dix-neuf de ses clients pour leur demander des produits qu’ils pouvaient leur donner en tant que récompenses aux contributeurs. La campagne permettait ainsi de faire rayonner ces clients tout en faisant connaître un service de livraison écologique.

2. Céline Barbeau, de La Maison Tricotée

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Site de sociofinancement utilisé : haricot
Montant recueilli : 5515 $ sur 5000 $

Depuis plusieurs années, Céline Barbeau enseigne le tricot aux services culturels de l’Université de Montréal. Ainsi, plus de 400 élèves ont bénéficié de son enseignement. Avec la création de la Maison Tricotée, ce lieu, maintenant situé près de la station Laurier, vise trois objectifs : enseigner le tricot, offrir des laines d’artisans et réunir les visiteurs dans son salon de thé. Afin de recueillir le montant nécessaire, Mme Barbeau a partagé le lien de son projet sur Facebook. « C’est surtout les réseaux sociaux qui ont permis de faire connaître notre projet », explique-t-elle. Créatrice du blogue Céline en Laine, il est plausible d’affirmer que c’est grâce à sa communauté d’admirateurs si son objectif est atteint.

3. Eric Raymond, Juju et le mystère de la boîte

Site de sociofinancement utilisé : Ecloid
Montant recueilli : 2055 $ sur 2000 $

Un projet de sociofinancement ne sert pas seulement à financer l’achat d’une voiture électrique ou l’ouverture d’une boutique. Dans le cas d’Eric Raymond, illustrateur, son projet consistait à financer l’impression d’un livre qu’il a écrit et illustré. « Juju et le mystère de la boîte » serait le premier de la collection « Juju et Émiloup ». À l’instar de Mme Barbeau, M. Raymond s’est servi des médias sociaux, en plus du bouche-à-oreille : « Je vous dirais que 80 % des gens qui ont financé le projet, je ne les connaissais peut-être pas nécessairement. Je pense que j’ai fait une pas pire campagne sur les médias sociaux. J’ai été le premier surpris à ce que ça fonctionne. » Aujourd’hui, son livre est disponible dans les librairies, incluant celles de Renaud-Bray.

Lisez la deuxième partie ou nous nous intéressons à deux entrepreneurs qui avaient des objectifs allant au-delà de 40 000 $.

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Les opinions exprimées par les collaborateurs du blogue sont celles de leur auteur et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de PIGE.quebec.
Christine Hébert

Curieuse, je m’intéresse à plusieurs sujets, que ce soit l’actualité, l’histoire ou la culture populaire. Mon amour pour la série télévisée « Dans une galaxie près de chez vous » m’a inspiré pour mon mémoire de maîtrise. Ce dernier, qui devint par la suite mon premier livre, vulgarise les Duggies, le nom donné aux fans de cette série. Depuis, je m’intéresse aux études de fans en rédigeant des articles pour mon blogue « Nous sommes fans ».