« Peux-tu m’écrire quelque chose qui soit punché? » Voilà une demande à laquelle nombre de rédacteurs sont fréquemment confrontés. Demande légitime, convenons-en. Mais encore faut-il que rédacteur et client soient d’accord au sujet de ce qui est punché et de ce qui l’est moins.

Rien de tel, justement, qu’un bon breffage pour se mettre au diapason. Le breffage est en quelque sorte le dénominateur commun qui permet à votre organisation de clarifier ses attentes, et au rédacteur de saisir le mandat pour mieux plonger dans votre univers.

Quel format?

Le breffage doit être écrit. Pourquoi? D’une part, parce qu’en l’écrivant, vous ferez, vous aussi, le nécessaire exercice de clarification du mandat et verrez plus rapidement les « trous », l’information manquante, les incohérences. D’autre part, parce que le rédacteur pourra y retourner de temps en temps pour s’assurer de garder le cap.

Mais attention! Inutile de vous lancer dans la rédaction de dizaines de pages détaillées; trop long. Vous risqueriez de vous y perdre et, du coup, votre rédacteur aussi. Optez pour de l’information qui soit à la fois claire, concise et précise. L’objectif est d’orienter le rédacteur et de l’aider à s’approprier le mandat. Une ou deux pages devraient suffire.

Les 5 rubriques clés du breffage

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Votre breffage devrait s’articuler autour des 5 volets suivants :
Rédactrice pigiste

1. La nature du mandat

Indiquez le format des textes et la façon dont vous souhaitez les diffuser. S’agit-il de textes pour un site Web? D’une infolettre? D’un dépliant? D’une brochure? D’un discours? Dans tous les cas, le format et le mode de diffusion que vous aurez en tête influenceront le style, la longueur, le ton du texte. On ne rédige pas un site Web comme on rédige une allocution, tout comme les textes d’une infolettre ont une structure bien différente de ceux d’un bulletin papier.

2. Le contexte du projet

Expliquez quel problème votre organisation souhaite régler ou quel but elle poursuit. S’agit-il de diffuser de l’information? De vulgariser des notions difficiles à saisir? De faire la promotion d’un produit ou d’un service? De susciter un changement de perception ou un passage à l’action?
Vous avez sûrement des messages clés en tête. C’est le moment d’en faire part à votre rédacteur. Il comprendra mieux votre pensée, trouvera un fil conducteur et saura quelle direction donner à votre argumentaire.

3. Le positionnement de votre organisation

La mission, la vision, les valeurs de votre organisation devraient toujours se trouver en trame de fond de vos textes. Sans être textuellement évoquées à tout coup, elles devraient en teinter le ton et conduire le choix du vocabulaire. Touchez-en un mot à votre rédacteur. Il vous connaîtra mieux et, du coup, ses textes refléteront davantage la personnalité de votre entreprise. Sans compter qu’ils seront plus fluides parce qu’il les aura rédigés avec davantage d’aisance.

À mettre en annexe : rapports annuels, énoncés de mission, bilan social, maquettes, textes que vous jugez réussis et d’autres, au contraire, moins efficaces, etc.

4. Les clientèles et les publics visés

En définissant votre auditoire, c’est-à-dire les clientèles que vous visez ou les publics auxquels vous vous adressez, vous permettez à votre rédacteur de se faire une image claire des personnes que vous convoitez réellement.

Précisez ce que vous attendez du lecteur. Souhaitez-vous qu’il achète votre produit? Qu’il téléphone pour obtenir de l’information? Qu’il connaisse davantage votre organisation? Qu’il verse un don à une cause? Qu’il change sa perception à l’égard de vos services? Qu’il participe à un concours? Quel que soit votre but, vos textes devraient être construits pour atteindre leur cible. Leur logique fera en sorte d’« amener » le lecteur là où vous souhaitez qu’il aille.

5. Les modalités de réalisation du mandat

N’oubliez pas de préciser l’échéancier et les dates de livraison ainsi que toute autre modalité qui encadre le travail, dont le nombre de mots, toute contrainte éditoriale, le recours à un lexique propre à votre organisation, etc. Vous pouvez aussi fournir au rédacteur une liste d’experts capables de répondre à ses questions.

Perte de temps et d’énergie, que le breffage? Non. Un investissement? Ô que oui! Parce qu’en étant sur la même longueur d’onde et en permettant à votre rédacteur de travailler avec le meilleur matériau – de l’information claire et pertinente –, vous éviterez les inévitables jeux d’essais-erreurs qui coûtent cher à tous points de vue sans apporter de réelle valeur à vos écrits. Le breffage est sans contredit le moyen le plus efficace de rentabiliser votre investissement et d’obtenir ce que votre rédacteur a de mieux à offrir.

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