Le doute.

Presque tout le monde ressentira du doute à un moment ou à un autre de sa carrière. Passer par une période difficile où l’on se remet en question, où tout ce qu’on fait ne semble pas être à la hauteur de ce qu’on a en tête, et où l’on voit beaucoup trop d’obstacles pour trop peu de réussites.

Je suis passée par là en début de carrière. Suite à une opportunité incroyable d’entrer dans la cour des grands, j’ai travaillé un an dans une agence de publicité des plus renommées au pays. J’ai pu apprendre des meilleurs, et très vite, mes mentors sont devenus mes idoles, mes héros du design et mes modèles de créativité. Malheureusement, être entourée de ces pros en sortant tout juste des bancs d’école eut un effet surprenant sur moi ; je me suis comparée et me suis découragée en espérant atteindre rapidement leur niveau d’exactitude dans mon approche graphique.

À la fin de ce contrat, le vent frais qui s’amenait sur la ville cet automne-là s’abattit sur moi ; j’étais désemparée. Alors qu’une si belle opportunité aurait dû être des plus enrichissantes (ce qu’elle s’avéra être après coup) m’apparaissait au contraire comme un fardeau. Je me remettais en question, me comparant à tort à des gens qui avaient plus de dix années d’expérience dans le métier.

La cure.

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Le doute ne dura pas cependant. Je devais me reprendre en main! Étant de nature aventureuse et téméraire, ma cure se devait d’être radicale pour me remettre sur pied. Je croyais qu’un défi complètement nouveau m’aiderait à me redonner confiance. Il ne fallut que de deux mois pour que j’obtienne un visa, que je plis bagages et que je parte en stage à Pékin, en Chine, ne connaissant ni le Mandarin, ni personne là-bas.

Une expérience enrichissante et 13 mois plus tard (comme designer en chef au sein d’une agence web), je fus de retour à Montréal plus confiante que jamais. Ayant réalisé mon rêve de travailler à l’étranger, j’ai vaincu le doute par l’inconnu et j’étais maintenant prête à défoncer des portes!

La leçon.

Par la suite, j’ai décroché trois emplois qui m’ont apporté de beaux défis et j’ai ainsi gagné en expérience et en confiance. J’avais appris ma leçon: chaque chose en son temps, et un temps pour chaque chose.

Touchant à plusieurs branches du design grâce à ces expériences de travail, j’ai ajouté plusieurs cordes à mon arc : d’abord le design imprimé et le design graphique d’environnement pour ensuite me spécialiser en design web et en expérience utilisateur (UX).

L’envol.

Pour me spécialiser en design web et en comprendre les subtilités, je suivis un programme intensif de 4 mois. Dans les cours, on nous parlait parfois du travail autonome et de ses différences avec l’emploi à temps plein. Bien qu’ayant déjà réalisé des contrats ponctuels, je n’avais jamais été une travailleuse autonome à temps plein, et l’envie d’être maître de mon temps me tentait de plus en plus.

C’est à la fin de cette formation que je pris mon envol, et que je me suis lancée à mon compte. Ça y est, je pénétrais le monde du freelance!

La liberté.

Plusieurs s’entendent pour dire qu’être travailleur indépendant, c’est surtout avoir de la liberté. Mais la liberté de faire quoi, au juste? Dans mon cas (et celui de plusieurs autres certainement), être travailleuse indépendante me permet d’avoir la liberté : de choisir et gérer mon horaire, de refuser un mandat s’il ne correspond pas à ma ligne graphique, de gérer un projet comme je l’entends, de communiquer directement avec mon client et de prendre le pouls à la source, de développer des relations de confiance et surtout, la liberté de travailler d’où bon me semble, du Mexique ou de l’Australie, de la Roumanie ou de la Thaïlande.

Je suis d’ailleurs présentement en train d’écrire ce texte depuis le café collaboratif GAB, un des endroits où je vais pour travailler en alternance avec d’autres cafés computer-friendly (mes préférés près de chez moi sont celui-ci et celui-là!). Dans mon prochain article, je présenterai d’ailleurs un beau petit palmarès comparatif des lieux collaboratifs à Montréal avec mes impressions de chacun!

Je ne suis certainement pas la seule à avoir vécu une remise en question ou à être frappée d’une révélation, non? N’hésitez pas à nous raconter la vôtre dans les commentaires!

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Les opinions exprimées par les collaborateurs du blogue sont celles de leur auteur et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de PIGE.quebec.
Laura Lee Moreau

Je suis d’une lignée de designer graphique qu’on appelle 360°, spécialisée en design web, design d’interface et eCommerce, qui design d’abord et avant tout pour l’humain. Je suis avide de communication, de relations interpersonnelles et de Technomade (Digital Nomad).