Entrevue avec un graphiste qui vient tout juste de devenir pigiste à temps plein.

Vous avez besoin de nouveaux défis, vous voulez devenir pigiste, mais vous ne savez pas comment ça fonctionne? Vous sentez depuis un bon moment que vous avez vos convictions et vos idées, mais la frustration de ne pas pouvoir les exprimer comme simple employé en communication vous ronge de l’intérieur? Avez-vous envie de voler de vos propres ailes, gagner plus d’argent et devenir pigiste à temps plein?

Avant de vous lancer, faites attention. On ne fait pas le grand saut les yeux fermés! Il faut regarder la réalité en face et bien planifier son plongeon, vous diminuerez ainsi les risques de faire tout un « flat »!

Découvrez comment devenir pigiste grâce aux avis de trois graphistes pigistes. Première partie de trois entrevues.

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« Pour bien réussir, il faut d’abord être passionné par le métier, très travaillant et débrouillard. »
Martin Robitaille, graphiste à Drummondville et Victoriaville.

Pourquoi devenir pigiste?

En un mot, je te dirais la liberté. Liberté du choix de projet et d’action, bien sûr cette liberté a un coût et il faut être prêt à l’assumer autant financièrement, qu’au niveau de l’implication quasi totale envers son entreprise. Lors de mes dernières années comme salarié, je trouvais de plus en plus difficile de ne pas gérer les projets de A à Z. Je passais soit par des chargés de projet ou des directeurs artistiques qui parlaient au client, vient alors le jeu du téléphone arabe, entre le client, mon « superviseur » et moi, ce qui rendait les choses compliquées. Heureusement vers la fin je parlais souvent directement au client, ce qui m’a permis de prendre de l’aisance et de la confiance avec les clients. J’ai profité de chaque minute d’expérience comme salarié, afin d’être prêt lorsque le moment de lancer mon entreprise se présenterait.

As-tu fait de la pige à temps partiel avant de faire le grand saut? Si oui, est-ce que ton employeur était d’accord?

Il y a 11 ans que j’ai terminé mon cours et ça fait 11 ans que je fais de la pige, salariée ou non. Bien sûr il faut respecter son employeur et ne pas jouer ou s’approcher de son terrain. Le monde est très petit et tout finit par se savoir. Il vaut mieux jouer franc jeu dès le départ et mettre carte sur table.

Quels sont les logiciels que tu utilises pour ta comptabilité, facturation et estimation? Est-ce que tu fais affaire avec un comptable?

Comme je n’avais pas à faire des tonnes de factures et de soumission, je travaillais dans le logiciel dans lequel j’étais très à l’aise soit Illustrator. Je pouvais donner le look que je voulais et je me créais des bases avec lesquelles je n’avais qu’à modifier les informations du client selon le besoin. Durant l’année, je faisais moi-même mes bilans des revenus et des dépenses. Je faisais affaire avec un comptable à la fin de l’année seulement.

Quelles étaient tes dépenses approximatives pour ton démarrage?

Dépendamment de la situation avant le démarrage les coûts peuvent énormément varier. Pour ma part, j’avais tout : ordinateur, bureau avec chaise pour recevoir confortablement mes futurs clients. J’ai dû créer un site Internet, préparer et imprimer plusieurs items de papeterie, régler mon incorporation et régler les frais de comptable. Je me suis procuré un portable PC (eh oui pas le choix…) avec le logiciel Sage 50 afin de faire une partie de ma comptabilité. J’estime mes frais entre 2500 $ et 3000 $, et je prévois quelque surprise durant les premiers mois de démarrage de mon entreprise.

Quelles ressources d’informations as-tu utilisées afin de devenir pigiste?

J’ai consulté le site Freelanceswitch.com où j’y ai lu plusieurs articles. J’ai aussi lu 2 livres, « Le Guide du travailleur autonome » de Jean-Benoît Nadeau, mais celui qui m’a captivé du début à la fin est « Comment facturer mes services » de Marc Chiasson et Marie Brouillet. C’est 2 livres sont plein d’informations et seront pour moi des livres de référence qui me suivront longtemps. Ils seront de bons conseils, lorsque j’en aurai besoin!

Quelle était ta situation financière et familiale avant de démarrer?

J’étais en excellente situation financière, fiancée et avec un bébé à naître 4 mois après le démarrage de mon entreprise. C’est bien sûr un double défi, mais la vie n’est-elle pas plus excitante ainsi? On n’a qu’une vie, il faut visualiser, foncer et travailler fort pour atteindre nos buts.

Qu’est-ce que tu conseillerais à d’autres professionnels des communications qui veulent devenir pigiste à temps plein?

Pour bien réussir, il faut être d’abord passionné par le métier, très travaillant et débrouillard. Être bien entouré et avoir un réseau de contacts est très important, que ce soit les clients potentiels, les fournisseurs et même les collègues graphistes qui sont de bons conseils. Il faut être bien sûr très créatif, mais pas seulement devant son ordinateur, il faudra trouver des clients, les convaincre de faire affaire avec vous, et non pas les 50 autres graphistes/vendeurs qui sont passés durant le dernier mois pour offrir leurs services. Il faudra aussi gérer certains clients plus difficiles et ceux qui ne voudront pas payer ou qui ne seront pas pressés pour le faire, encore là être très convaincant et inventif sera primordial. Vous devez vous démarquer, trouver une stratégie d’entreprise originale et miser sur vos forces! N’essayez pas d’être ce que vous n’êtes pas, personne ne vous croira de toute façon.

Pour ma part après avoir travaillé 11 ans, autant en agences de publicité qu’en imprimerie, je me sens solidement armé niveau des connaissances acquises et des contacts. Une préparation de plus d’un an a été nécessaire, je voulais bien faire les choses, et être fin prêt pour aujourd’hui, car mon moment est venu.

Dans une prochaine entrevue, Yanick Brouillard nous donnera son avis sur le sujet. Dans son cas, son choix a été de redevenir graphiste salarié après avoir essayé le travail à la pige à temps plein. Lire l’entrevue 2 de 3 « Devenir pigiste » avec le graphiste Yanick Brouillard.

N’hésitez pas à partager vos expériences pour en faire profiter les autres, laissez-nous également vos commentaires.

Un grand merci à Martin Robitaille pour m’avoir accordé cette entrevue. Martin offre des services d’impression, de graphisme et de conception de logo dans la région de Drummondville, Victoriaville et St-Hyacinthe.

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