Lorsque j’ai quitté un emploi bien rémunéré après 10 ans de loyaux services, alors que j’avais acquis une bonne stabilité, plus d’un mois de vacances et des avantages sociaux mur à mur, nombreux sont mes proches qui ont réagi avec un certain scepticisme. Te rends-tu compte de ce que tu laisses derrière toi? Tu devrais prendre une année de congé sans solde pour être certaine de pouvoir revenir si ça ne fonctionne pas. C’est insensé! Tu n’as rien devant toi! Au contraire : j’avais TOUT devant moi. Question de point de vue, n’est-ce pas? Voici mon top 10 des avantages du travail autonome.

1. Un horaire sur mesure

Que vous soyez plutôt matinal ou du type « oiseau de nuit », vous pouvez moduler votre horaire en fonction de votre rythme, de vos périodes de plus grande productivité et de vos impératifs personnels et familiaux. Du moment que vous bouclez vos mandats aux dates déterminées avec vos clients, vous êtes en affaires! Attention toutefois : le client est aussi le patron, et certaines périodes s’avèrent intenses. La liberté totale dont jouirait le travailleur autonome est un mythe. Les clients ont leurs propres contraintes et il faut parfois faire des acrobaties pour tout mener de front.

2. Éviter le trafic et les files d’attente

Loin d’être négligeable, le temps passé matin et soir sur la route en pleine heure de pointe est un irritant que le travailleur autonome a évacué de son quotidien, particulièrement s’il travaille de chez lui. C’est le cas de la majorité d’entre eux. Un client à rencontrer? On planifie le rendez-vous un peu plus tard le matin ou un peu plus tôt en après-midi et on gagne ainsi un temps précieux, consacré à gagner sa croûte. Idem pour les rendez-vous chez le dentiste, le coiffeur, le conseiller financier… Le travailleur autonome a souvent l’embarras du choix lorsqu’il s’agit d’obtenir un rendez-vous avec un professionnel.

3. Exercer un certain contrôle sur son salaire et ses actifs

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On a un projet en tête? On souhaite gagner un peu plus pour le réaliser? On redouble d’efforts pour décrocher davantage de contrats. Dans une certaine proportion, nos efforts finissent par porter fruit. Si on planifie bien, si on est prudent côté dépenses et si on fait preuve de ténacité, tous les espoirs sont permis.
Par ailleurs, quand on est travailleur autonome, on gère la totalité des aspects financiers : assurances, REER, revenus, impôts, etc. Pour ceux qui choisissent de constituer une société, les possibilités sont nombreuses : certains optent pour des dividendes, d’autres, pour un salaire en bonne et due forme. Les prélèvements à la source faits par un employeur sont réalisés autrement. D’où l’importance de bien connaître les règles fiscales ou de se faire conseiller adéquatement. Si l’autonomie comporte une part d’insécurité, elle procure aussi une certaine « poigne » quant à la façon de gérer nos avoirs. Sans compter qu’on apprend par la force des choses et qu’on devient plus « cultivé » sur le plan des finances.

4. Faire les choses à sa manière

Quand on travaille pour un employeur, on doit suivre la ligne de conduite établie, se conformer aux décisions de l’entreprise, accepter des règles et des procédures, se soumettre aux exigences de la boîte. Normal. Or, si on est un tant soit peu libre penseur ou réfractaire à l’autorité, le travail autonome offre de grandes joies, dont celle de faire les choses à sa manière. Qu’il s’agisse de développement d’affaires, de démarchage, de choix des mandats et des tâches ou encore d’approche client, on peut s’offrir le luxe d’être parfaitement soi-même et de prendre des décisions qui respectent nos valeurs et nos idées. Un avantage précieux que je savoure chaque jour.

5. Choisir ses contrats et ses mandats

Il est vrai que quand on se lance à son compte, on n’a pas toujours le choix quant aux mandats qui nous sont confiés. On prend tout ce qu’on peut prendre, question de faire sa place. Mais au fil du temps, on peut se permettre d’être plus sélectif, d’orienter ses affaires vers des clients avec qui on a des atomes crochus ou vers des mandats qui nous correspondent davantage. On ne veut rien refuser? On peut, si les contrats l’autorisent, sous-traiter les portions de travail qui nous plaisent moins. Du coup, on aide un autre pigiste à faire sa place, on élimine les irritants et on se taille un job de rêve. Qui dit mieux?

6. Porter des vêtements confortables

Superficiel? Pas tant que ça. Imaginez l’infini bonheur de pouvoir travailler en « mou », bas de laine aux pieds, bien enveloppé de ce vieux tricot qui a subi les ravages du temps, mais dont on ne peut se séparer parce qu’il est juste trop confortable alors qu’il fait -40 degrés dehors, un jour de janvier… Le salarié doit obéir à un code vestimentaire imposé par son entreprise et par le secteur d’activité dans lequel il travaille. Pas de client à rencontrer? Envie de porter un peu de douceur par une journée froide ou d’accroître son confort par temps chaud? Tout est permis! Personne ne nous regarde. Il suffit d’arborer notre plus beau sourire lorsqu’on parle au téléphone et de nous montrer professionnel, et le client en sera reconnaissant. Par ailleurs, nombre de pigistes vous le diront : s’habiller en « travail », même quand on travaille de chez soi, aide à gagner en attitude et favorise, pour plusieurs, un état d’esprit plus propice à la productivité. J’en suis. À chacun sa façon.

7. Aménager son bureau et choisir son mobilier

On est allergique aux cubicules? On souhaite travailler dans un environnement qui nous ressemble? Tout est possible! Si on ne reçoit pas de clients, on peut littéralement s’éclater avec la décoration de notre bureau et l’aménager pour s’y sentir bien. Par contre, s’il arrive qu’on en reçoive, le bon goût est de mise : il en va de notre image professionnelle.
Un incontournable toutefois : il faut miser sur le confort et l’ergonomie, côté mobilier. C’est une question de productivité, mais aussi de santé. Investissez dans un bon fauteuil de travail, ajustable à souhait, et dans des accessoires qui vous permettront d’adopter une bonne posture. Vous freinerez les risques de tendinites, de bursites et d’autres troubles musculosquelettiques. Un choix rentable.

8. Concilier vie perso et boulot

Dans le même registre que la souplesse de l’horaire, la possibilité de concilier le travail et la vie personnelle est de loin l’argument qui encourage une large part de travailleurs autonomes à faire le saut. Votre plus vieux termine l’école à 15 h 30? La garderie du plus jeune ferme à 17 h? Exit le stress causé par la peur d’arriver en retard en raison d’un bouchon de circulation. Même chose quand il s’agit d’accompagner votre parent âgé à un rendez-vous médical ou de vous occuper des préparatifs des fêtes. Dans la mesure où vous trouvez les moments nécessaires pour remettre vos livrables dans les délais établis, tout baigne. Il faut cependant être prêt à travailler en soirée, à certains moments, pour compenser les heures passées à réaliser d’autres activités que celles en lien avec le boulot. Le 9 à 5? Très peu pour les solos.

9. Prendre vacances et congé sans devoir demander la permission

Vacances, congés divers, rendez-vous médicaux… Vous pouvez déterminer vous-même les périodes auxquelles vous devrez vous absenter sans devoir rendre de compte à qui que ce soit. La contrepartie? Plusieurs travailleurs autonomes se sentent coupables ou ont de la difficulté à décrocher pendant les vacances, par peur de laisser passer un mandat intéressant.

10. Les défis et la variété

Se lancer à son compte, c’est aussi entrer dans un univers de possibilités, de défis, de nouveautés. Qu’il s’agisse de décrocher un contrat avec un client que l’on courtise depuis longtemps, d’accomplir un mandat dans un nouveau secteur d’activité ou encore d’apprendre les rudiments de la gestion d’une entreprise, les apprentissages sont nombreux! La routine? Très peu. Au quotidien, on peut passer du calme plat à l’horaire le plus intense. Encore plus vrai si la liste de nos clients est diversifiée et s’ils œuvrent dans des secteurs d’activité différents. Il suffit de regarder travailler un rédacteur ou un réviseur : en une seule journée, ils peuvent mener à bien la révision d’un texte sur une nouvelle technologie de traitement du cancer, rédiger une chronique sur le meilleur choix de barbecue ou sur la façon d’aménager sa cuisine, et se lancer dans une recherche en vue de la rédaction d’un dépliant d’information sur la planification de la retraite. Pour qui est un brin touche-à-tout, la vie de pigiste est truffée de belles surprises et garde loin de la routine.

Vous êtes travailleur autonome? Quels avantages y trouvez-vous? Vous comptez faire le saut prochainement? Quels avantages vous séduisent le plus?

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