« Hein, tu ne t’ennuies pas toute seule? »

C’est sans doute la question qui m’est le plus fréquemment posée lorsque j’évoque le fait que je travaille de la maison.

Je ne sais pas si les gens m’imaginent terrée dans un sous-sol sombre et poussiéreux avec des fenêtres barricadées en train de travailler sans relâche devant mon ordinateur, mais la santé de ma vie sociale semble soudainement les inquiéter… Beaucoup plus que moi, d’ailleurs.

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Et souvent, la conversation se termine, par : « En tous cas, moi je ne pourrais pas! »

Effectivement, la vie de travailleur autonome n’est pas pour tout le monde.

Qu’est-ce que ça prend?

Je pense que pour décider de travailler de la maison, ça prend une certaine introversion. Il faut bien vivre avec la solitude et savoir la supporter. Il faut aussi être assez débrouillard. Ceux qui ont constamment besoin de s’entourer de gens trouveraient en effet difficile de travailler en solo. Cela dit, ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas être pigiste si c’est votre cas, car vous pourriez trouver votre bonheur dans les espaces de co-travail.

Il est certain que l’appréciation de la solitude dépend de notre nature, mais aussi de notre travail. Moi, pour écrire, j’ai besoin de silence et de concentration. Surtout lorsqu’il s’agit de sujets plus complexes. Comme bien des travailleurs autonomes, j’ai eu une vie antérieure sur le marché du travail et j’éprouvais une telle difficulté à rédiger quand j’entendais à côté de moi mes collègues parler au téléphone ou raconter leur dernier voyage à Cuba, que j’avais souvent besoin d’aller m’isoler dans un coin calme ou de carrément ramener le travail à la maison. Alors non, le bruit ambiant ne me manque pas!

Mais ta vie sociale dans tout ça?

Est-ce que votre vie sociale s’arrête vraiment à vos collègues, point? Non! Même si je n’ai pas de collègues, je ne me coupe pas du monde pour autant. À ce que je sache, mes clients sont des humains avec qui j’ai des relations sociales. On se téléphone, on s’écrit, on se rencontre!

Comme je suis rédactrice, j’ai aussi à visiter plusieurs endroits pour mes articles. Je fais les salons, je teste des attraits, je dois (eh oui, je sais, c’est terrible!) manger au restaurant pour faire des critiques, etc. On et m’invite beaucoup! Donc, je ne vis pas dans une bulle hermétique.

Quand je « feel » plus créative, je n’hésite pas à aller travailler dans un café! J’aime m’imprégner de l’énergie quand  je cherche de l’inspiration et non de la concentration. Mais quand je suis pressée, que j’ai des délais serrés, que j’ai besoin de me concentrer, je suis réellement contente de disposer d’un lieu calme où je peux travailler sans interruption.

Bien sûr, je ne raconte pas mes fins de semaine sur le bord de la machine à café le lundi matin, mais j’ai aussi des amis avec qui partager mes bons moments (vive Facebook!). Le sentiment d’appartenance est aussi important pour tout être humain, je le sais. Ces pourquoi, deux fois par semaine, je me suis inscrite à des activités de groupe. Dans mon cas, c’est la danse et le yoga. J’ai donc la possibilité d’échanger et de rencontrer des gens.

Il est donc prudent de différencier solitude et isolement. J’aime la solitude, je me sens bien seule, mais je ne m’isole pas des autres, je ne repousse pas les contacts sociaux et j’aime la compagnie d’autrui.

En terminant, voici quelques trucs si vous appréciez le travail seul, mais que vous avez parfois le cafard :

  • Louer un espace de coworking. Même en milieu rural, c’est possible!
    Nul besoin de s’abonner à l’année. Plusieurs endroits offrent la possibilité de payer à la carte, donc on peut y aller une seule fois par semaine si on le désire.
  • Participer aux cocktails, 5 à 7, ou activités de réseautage de notre association professionnelle ou des regroupements de pigistes. Il en existe plusieurs sur Facebook notamment.
  • Prévoir des dîners avec notre conjoint, des amis ou des membres de notre famille en semaine.
  • Travailler dans un café ou à la bibliothèque municipale

Avec toutes ces astuces, non je ne m’ennuie pas seule à la maison. J’apprécie les petits moments hors du bureau, mais aussi le calme de mon bureau.

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Les opinions exprimées par les collaborateurs du blogue sont celles de leur auteur et ne reflètent pas nécessairement l’opinion de PIGE.quebec.
Marilyn Préfontaine
Marilyn Préfontaine est rédactrice pigiste depuis 2010. Elle se spécialise dans l'art de vivre (tourisme, restauration, sorties, etc.) Également auteure, elle a publié deux jeux de société, un roman et écrit deux pièces de théâtre qui ont été produites.